Pour en finir avec l’hiver

Et enfin passer à autre chose…

Parce que là l’hiver est “officiellement” fini, j’entends par là que la neige est fondue depuis quelques semaines, “Le printemps est en avance cette année. Les autres années on avait des tempêtes jusqu’à fin avril” disent les autochtones. Je pense que le réchauffement climatique n’est pas à blâmer dans cette affaire, cela est sûrement dû aux bonnes grâces de Mère Nature qui a vraisemblablement souhaité me gratifier d’une acclimatation en douceur. Pour preuve que l’hiver est fini, cette semaine fut la semaine des pluies, de la grêle et d’un vent Nord/Nord-Est dont la direction importe peu, seules les bourrasques à 100 Km/h sont dignes d’être évoquées.

Peu avant la fin de l’hiver, j’ai eu l’occasion d’aller batifoler au village d’hiver Valcartier, véritable ode à la glissage, et je garde pour plus tard les joies du skidoo (motoneige) et du traineau à chiens.

J’ai pu aussi connaitre les joies de l’hyperglycémie avec la cabane à sucre. Restaurant dans lequel on mange québécois et gras, le tout avec du sirop d’érable parce que traditionnellement, les cabanes à sucre ne sont ouvertes que pendant une courte période où l’on le récolte. Bien que l’on trouve dorénavant des établissements ouverts à l’année, mais moins dignes de confiance selon les autochtones (je tiens à préciser que j’appelle un autochtone quelqu’un qui était au Québec avant moi).
Celui dans lequel j’ai été (deux fois) est un charmant chalet du coté de Lac-Beauport, nanti de deux bestiaires, l’un d’animaux vivants et mignons tout plein, même le lama, l’autre avec des animaux empaillés qui permettent de savoir à quoi ressemble un ours brun ou blanc et d’autres animaux tout aussi locaux.

Maintenant que les beaux jours nous guettent. Quand je dis les beaux jours, tout est relatif, je fais référence aux jours où je n’aurai plus à sortir avec mon écharpe.
Maintenant que le grand froid est fini dis-je, je vais pouvoir profiter de la nature florissante et autres activités estivales !

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Carnaval, Mardi Gras, Carnaval

Carnaval de Québec

L’événement qui marque le pic hivernal s’appelle le carnaval de Québec. Il revient une fois par an, fin janvier début février.
Pic hivernal parce que en moyenne, la température atteint son niveau le plus bas. Les pessimistes disent que c’est le moment le plus froid de l’année, les autochtones disent que à partir de ce moment-là, les températures commencent enfin à remonter.
Le carnaval de Québec s’organise en deux parties distinctes, le site du carnaval et les parades.

Le site du carnaval se situe sur les plaines d’Abraham. Là où il y a de ca plus de 250 ans une terrible bataille eu lieu entre les empires français et britanniques, durant la guerre de sept ans. C’est dans cet endroit riche d’une histoire illustre que se placent les divers stands des entreprises locales pour glorifier leur image, parsemé également de pistes de glissades et de sculpture sur glace. Enfin, un château entièrement fait en glace trône en bonne place derrière un endroit qui dont les haut-parleurs laissent entendre le soir une douce musique techno-boum-boum. Le tout pour la satanique somme de 13$.

Déçu certes mais bon, j’ai préféré attendre la fameuse parade afin de me faire une idée de ce carnaval.

La fameuse parade a lieu quelques fois, à des endroits différents pour satisfaire tout le monde. Moi j’ai choisi de la voir devant le parlement, pour le coté symbolique de la chose. Rendez-vous pris le samedi à 2oh, par moins beaucoup, et après une petite demi-heure d’attente, la voilà qui arrive avec pour commencer des policiers en moto qui font les cons, et tous les véhicules de la parade en suivant, pour finir avec la mascotte, Bonhomme Carnaval, qui a la bonne idée de ressembler au bibendum Michelin.

Bonhomme Carnaval

Donc je n’ai pas tellement été transporté par le carnaval, ca ressemble beaucoup plus à un piège à touriste qu’à une fête populaire. D’ailleurs, d’après un sondage rapide effectué auprès de mon entourage natif, personne ne va jamais au carnaval… En ce qui me concerne, je suis content de l’avoir fait parce que bon, c’est à faire, mais de là à le refaire l’an prochain, bof bof.

Je remercie toutefois les amis qui ont bien voulu m’accompagner pour que je m’y sente moins seul et que j’y ai moins l’air d’un prédateur pour personnes fragiles…

Quelques photos peuvent être vues à cette adresse.

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Bilan de mi saison

Nous sommes rendus fin janvier, bientôt 6 mois que je suis ici, et ca va bien !

L’hiver a apporté son lot de promesses tenues, en ce qui me concerne, car je voulais vivre dans un pays qui aurait inventé le mot hiver, et je ne suis pas déçu.
Cela a commencé progressivement, mais de manière assez soutenue et constante. Vers novembre les premiers gels, la première chute de neige fin novembre. Un mois de décembre qui voyait quelques chutes de neige par-ci par-là. Et, je ne saurais pas dire quand exactement, mais à un moment, la neige est restée, et s’est accumulée. En partant pour la France fin décembre, on avait déjà un bon stock, et ca tombait régulièrement.

Le fonctionnement lors d’une chute de neige est très bien rodé. Au moindre flocon qui se pointe, les grosses déneigeuses sont sur le pied de guerre et dans les deux heures, les grandes avenues sont parcourues de long en large.

Les plus petites rues, dont la mienne, doivent attendre en général un ou deux jours avant que les grosses machines ne passent. Cela n’empêche pas les voitures de rouler pour autant. Autour des voies publiques, nous avons également des parkings et des voies privées. Juste à coté de chez moi, il y a le parking d’une caisse populaire Desjardins (une banque quoi…) dont le déneigement donne ca :
On ne le voit pas forcément bien, mais ce gros tas fait bien dans les 3 mètres de haut, et c’est le résultat de quelques de centimètres accumulés rien que pour ce parking.
La légende raconte qu’à la sortie de la ville, entre deux autoroute se dresse une montagne de neige, résultat de l’accumulation du déneigement des routes !

Ensuite, vient le déneigement des trottoirs. Assuré également par des déneigeuses plus petites et plus nerveuses, que j’appelle affectueusement des sangliers, ca leur va bien. Quand les grosses déneigeuses libèrent les routes, elles poussent un paquet de neige sur le bord des trottoirs qui n’en demandent pas tant. Quand vient le tour des sangliers, ils creusent littéralement une tranchée sur le trottoir. Enfin, quelques jours après, une dernière catégorie de déneigeuses passe aspirer ces collines artificielles pour finir de libérer le tout. Mais comme la neige ne tombe pas qu’une fois (bonjour le pléonasme !), le ballet n’a pas cessé depuis le mois de décembre…

Ensuite, nous arrivons au mois de janvier, ses températures sub-froides, ses chutes de neige et ses tempêtes de neige. Il n’est pas vraiment tombé de grosses quantité de neige à chaque fois, il n’y a pas encore vraiment eu de tempête à proprement parler, uniquement des balbutiements annonçant que ca aurait pu être pire ! Le mois de janvier est quelque peu identique au mois de décembre, mais plus: plus froid, plus de neige, plus de vent, des manteaux plus gros aussi.
Pour avoir gambadé joyeusement dans une mini-tempête un soir afin d’attraper mon bus, je dis bravo au mec que j’ai vu alors qu’il bravait cette même tempête en vélo.

Une grosse poussée de vent pendant ou juste après une chute de neige normale a la caractéristique suivante: l’accumulation devant ma porte !
Et la combinaison de ces deux critères initiaux provoquent immanquablement la sortie des autochtones équipés de leurs outil à déneigement manuel.

Je précise que si on n’en voit que le manche, c’est normal, le reste est caché par… La neige !
Les coups de vent ayant l’habitude de passer en semaine, et moi ayant pris l’habitude de ne déneiger que le samedi ou le dimanche, je me délecte d’avoir de la neige jusqu’aux genoux lorsque je traverse le passage entre ma rue et ma porte d’entrée.
Une fois que le passage est dégagé, cela donne une autre tranchée tout aussi mignonne.
Et ca c’était la première fois. Aujourd’hui, la tranchée est deux fois plus profonde !

Autre caractéristique intéressante, en ce qui me concerne, les pluies verglaçantes. Lors de périodes appelées “redoux”, c’est à dire qu’on passe de -10°C à ~0°C, qu’il pleut, ca donne du verglas. Un genre de verglas qui a donné ses lettres de noblesse à l’appellation verglas. Le moindre centimètre carré de route se transforme en patinoire, telle la glace qui s’est accumulée sur les vitres de cette voiture.
Enfin, le Saint-Laurent se nappe lui aussi d’un manteau blanc, et c’est beau.
On le voit pas sur cette photo, mais le courant du fleuve va de la droite vers la gauche en temps normal, alors que les plaques de glace allaient ce soir-là de la gauche vers la droite. Je n’ai pas encore trouvé de raison satisfaisante à ce phénomène.

Je n’ai pas pour autant encore atteint un point de non-retour, loin de là, même si je maudis Éole à chaque fois que mes efforts de creusement de tranchée se révèlent vains.

Nous atteignons le pic hivernal, cela veut aussi dire que ca va aller mieux maintenant, plus chaud, mais de belles chutes de neige nous attendent jusqu’à mars, voire avril, peut-être mai, mais si ca continue après, c’est pas de beaucoup…

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Aller et retour, l’histoire des fêtes de fin d’année

J’ai eu la chance de rentrer au pays pour passer Noël et le jour de l’an en famille dans ma belle et verte contrée.

Objectif: passer le plus de temps avec ceux qui sont loin et qui me manquent. Bien que je n’ai pas pu voir tous ceux que j’aurais voulu voir, et je m’en désole. Je m’en excuse encore auprès d’eux. Promis j’essaierai de faire mon possible la prochaine fois.

Le trajet aller-retour était d’une incroyable complexité, avec 3 avions par trajet. J’ai eu la chance d’atterrir à Philadelphie, Francfort puis Toulouse à l’aller. Partir le samedi 24 au petites lueurs du midi, puis arriver le dimanche 25 aux grandes lueurs du matin. Positivement ravi de mon passage aux USA pour la première fois de ma vie parce que les douaniers étaient très gentils, et bien loin des robots hurleurs que je m’attendais à voir. Non, ils prenaient parfois le temps de discuter entre deux tampons sur le passeport et de baragouiner quelques mots en français, et ne m’ont jamais donné l’impression que j’étais un terroriste.
En arrivant, première tâche à accomplir, les cadeaux. Je m’étais évertué à remplir ma valise de trucs à touristes, je me suis dis que ca plairait mieux que des cadeaux qu’on aurait pu trouver partout. A nous donc les chandails des Nordiques de Québec, les pulls avec marqué Canada dessus, les trucs avec de l’érable dedans !

Un petit détour (en fait deux) par le Consulat d’Espagne pour y demander ma nationalité ibérique, normalement ca devrait être bon. Pourquoi faire me demande-t-on souvent ? Pour rien de bien précis, sinon la joie de posséder un deuxième passeport le cas échéant, et parce que je peux le faire facilement, merci Papa.

Puis un autre détour par Marseille, l’éternelle ville qui est quand même pas si pire, un petit 15°C qui permet de boire des coups en terrasse, alors que Québec c’était la même température en partant, mais avec un “-” devant, et de la neige. C’est beau aussi, mais différemment. Marseille, sa Bonne Mère, sa bouillabaisse, ses calanques, et surtout son mistral à 100 km/h ! Mention spéciale à la bouillabaisse qui est un plat que je ne connaissais pas et qui vaut le détour quand on aime le poisson.

Retour à Toulouse, réveillon du nouvel an chez des gens sympathiques avec des amis plein et des invités tous très gentils sauf un. On était rendus dans le futur ancien appartement d’un couple qui déménageait et qui a eu la bonne idée de faire le réveillon dans un chez eux vide sinon la table pour 20 personnes, ce qui laisse de la place pour gambader et ne pas risquer de casser quoi que ce soit. Quelques balades plus loin et me voilà déboulant dans l’année 2012 avec une migraine post-traumatique mais je l’avais bien cherchée. Un bon repas de début d’année chez le clown et on n’en parle plus !

Mais cela nous amenait très (trop) rapidement sur mon retour dans la Belle Province. Pour changer un peu, mes avions m’ont amené de Toulouse à Bruxelles, puis Philadelphie, puis enfin Québec. Attendu qu’un problème technique a cloué l’avion au sol à Philadelphie plusieurs heures, le trajet retour aura duré en tout une vingtaine d’heure et sans dormir, ce fut long, mais très long, mais vraiment très long. Autant pour l’aller, entre les USA et l’Allemagne (environ 8h), j’étais dans un avion presque vide, très moderne, avec des écrans sur tous les sièges, de telle sorte qu’on puisse choisir son film, sa langue, ses sous-titres. Pas de salam alec pour dire que c’est le réveillon de Noël mais on s’en fout. En revanche, le retour transatlantique fut dans un vieux coucou avec juste un écran pour une trentaine de sièges, et évidemment aucune possibilité de choisir le film, ce que fait que j’ai renoncé à voir ce qui était proposé dans la mesure où les scénarios mettant en scène des chiens qui parlent ne m’excitaient pas plus que ca. Je ne sais pas si c’est lié mais le vol aller s’est fait sur un Airbus A320 alors que le retour était sur un Boeing 747 qui datait de la guerre froide voire l’occupation romaine de Brittania…
Enfin bon, 20 heures et 20 litres de café plus tard et j’étais finalement rentré.

Une semaine plus tard, j’ai enfin fini de déballer mes valises qui étaient remplies de livres et DVD que j’ai pu ramener, mais également de mes trois fidèles compagnons qui manquaient à la décoration.

Une nouvelle année commence !

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Ca commence à ressembler aux cartes postales

Choc culturel N°74:
Entendu hier sur Radio Canada, antenne de Québec, “samedi il fera environ -3°C, ce sera donc une belle fin de semaine”.

Comme prévu, la température a baissé lentement mais continuellement depuis que je suis arrivé. Le mois de décembre est traditionnellement la période où la neige arrive et reste. J’avais eu quelques chutes de neige courant novembre, puis de la pluie, puis du beau temps, parfois dans la même journée…

Le mois de décembre a décidé d’apporter les décorations de Noël en entier. Maintenant la ville est remplie de guirlandes et de lumières. Avec un manteau blanc autour de nous pour nous émerveiller du climat et des progrès en matière textile.

Lors des courses de Noël que j’ai effectuées samedi dernier, je ne pouvais pas faire 10 mètres sans tomber sur une chorale de Noël. En France, un tel décor nous ferait dire “c’est comme dans les films”, ici c’est plutôt l’inverse, les films sont comme la vraie vie…

J’assume complètement mon statut d’expatrié. Les cadeaux de Noël que j’emporterai outre-atlantique sont uniquement des trucs à touristes que de toutes façons on ne peut trouver qu’ici. Je profite du fait que mes nièces, car, du haut de leurs âges respectifs de 4 et 1 an, elles ne savent pas encore lire, pour dévoiler ici les présents qu’elle vont arborer grâce à moi, des chandails originaux de feu l’équipe de hockey “les Nordiques de Québec” dont j’ai parlé ici il y a quelques temps.

De même, j’enchaîne désormais les fêtes de Noël de l’entreprise, de l’équipe dans laquelle je travaille, de l’impro, les voisins ont décoré leurs maisons avec les guirlandes, même l’église d’à coté a décoré un sapin de Noël, si ca c’est pas de la déchristianisation…

Tout nous laisse à penser que Noël est partout.

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Les soirées de l’ambassadeur sont toujours un succès

Lorsqu’on part de la France à laquelle on est attaché, on peut néanmoins garder un lien administratif fort par l’entremise des services diplomatiques. C’est à dire qu’on va s’inscrire au consulat ou l’ambassade de France à son lieu de résidence. Cela permet de garder le droit de vote aux élections nationales mais aussi locales par procuration (je savais pas pour ce dernier point), on obtient également une belle carte plastifiée avec sa photo dedans qui est d’une utilité discutable. Mais je suis quand même heureux d’appartenir à une communauté (sûrement).

Un des autres avantages de cette appartenance à la communauté des expats est que l’on reçoit de belles invitations par e-mail me conviant à une soirée dans la résidence du consul de France. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais fidèle à mes principes, il était hors de question que je renonce à boire et manger aux frais de la république !

Le jour de la fête, je me rendis au consulat fort de mes souvenirs de ma précédente visite en ce qui concerne la localisation géographique. Je ne retrouvais pas la rue dans laquelle est le consulat, je demandais donc à une dame où cela pouvait bien être la rue qui était mentionnée dans le mail d’invitation.
En fait ce n’était pas au consulat du vieux-Québec mais à la maison du consul, à l’autre bout de la ville… Heureusement pour moi, la dame m’a proposé de m’y amener en voiture, encore merci madame !

Me voilà enfin dans cette grande maison de style j’ai les moyens, la porte est ouverte par un sympathique maître de maison habillé de manière plus classe que le reste des invités. Dès que je suis arrivé, je me suis fais offrir un verre de champagne, qui en fait s’avérait être un vin mousseux de Californie, mais plutôt bon quand même. Je n’avais jamais le temps de finir mon verre qu’on me le remplissait derechef. Des petits-fours en veux-tu en voilà, j’étais content que mes attentes soient comblées.

En étant arrivé 10 minutes en retard, j’ai malheureusement manqué le discours de la consule. Le reste de la soirée n’était jamais qu’un pince-fesse où les gens discutaient entre eux. Un couple de jeunes à l’air aussi perdu que moi était à ma portée, j’ai engagé la conversation avec eux et passé le reste de la soirée à tailler le bout de gras avec ces sympathiques compatriotes en nous échangeant nos expériences diverses et variées sur ce pays. Je crois qu’on a eu le temps de couvrir une bonne partie de ce vaste sujet.

Nous avons été interrompus par deux fois, une première fois par la consule qui essayait de se présenter personnellement à tout le monde et de rencontrer tout le monde également. La seconde interruption fut produite par un vieux de la vieille, installé ici depuis longtemps. C’est à dire qu’il est arrivé ici après avoir fait la guerre d’Algérie, on a finit par le savoir parce qu’il nous l’a dit au moins 3 fois…

Je ne peux que regretter l’absence de Ferreros Rochers mais c’était le seul écueil de cette soirée.

Vivement la prochaine !

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Je la connaissais pas cette ville…

Et pourtant y’en a à voir !

Le week-end dernier, des amis de Montréal sont venus me rendre visite et j’en ai profité pour leur faire visiter la belle ville de Québec, que je savais même pas qu’elle était si belle…

Samedi, visite du vieux Québec. Cette ville de taille moyenne, environ 500 000 habitants, n’est pas qu’un immense dortoir à fonctionnaires entouré de grands centres commerciaux. Elle héberge également un vieux Québec historique, fier de son âge respectable de 400 ans fêtés depuis 2008.
Québec a été fondé en 1608 donc par Samuel de Champlain qui est venu en bateau d’après le chemin qui lui a indiqué son ami Jacques Cartier qui cherchait les Indes.
En s’installant ici au nom du Roy des François, les colons ont appris à copiner avec des natifs mais pas avec d’autres, à construire un château et une ville autour, et à donner à une province le même nom que sa capitale, sans jamais penser que cela rendrait difficile les recherches via les moteurs de recherche sur Internet pour des requêtes spécifiques à ladite ville…

Ensuite, nous sommes allés visiter une réserve indienne située non loin de là. Visite guidée avec les paroles, très intéressant également. J’en ai retenu que les femmes sont pures alors que les hommes non, et ce, pour des raisons mensuelles.

Dimanche, visite de la Chute Montmorency juste à coté. C’est une chute d’eau assez imposante, bruyante, dans un décor plein de verdure et très agréable. Le problème étant que le téléphérique et le béton un peu autour gâchent l’ambiance je trouve. M’enfin c’est pas grave, faudra que j’y retourne l’hiver pour y voir le “pain de sucre”.

Enfin, petit détour par l’Île d’Orléans planquée au milieu du fleuve histoire de dire “c’est bon, j’y étais”, puis voir le beau coucher de soleil sur le fleuve et rien que pour ca, ca valait le coup !

 

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Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? (2/2)

Les victuailles donc.

Prenons pour exemple l’épicerie IGA à coté de chez moi. La viande est particulièrement bonne ici, ma théorie est la suivante: en France, la viande vendue en supermarché vient principalement de vaches laitières en fin de carrière, alors qu’ici, les produits laitiers sont moins nombreux, la viande de bœuf viendrait plutôt de bœufs élevés pour leur viande. C’est certes plein d’hormones et autres produits mal aimés par la Communauté Européenne mais la viande est quand même meilleure au goût.

Bien évidemment, les fruits et les légumes sont sensiblement plus chers, mais ici y’a des tomates roses, vraiment roses en plus…

Les produits laitiers frais sont disponibles en choix conséquent aussi, mais pas question de trouver du lait longue conservation, c’est du lait frais ou rien. A coté du lait on trouve notamment les fromages frais, notamment des tranches de fromage “façon Cheddar” ou “façon fromage Suisse“, ca fait peur à lire mais en fait, c’est vraiment façon Cheddar

Le vin n’est pas à moins de 15$ (~11€) la bouteille pour un truc qui ne rendrait pas aveugle, et j’ai pas trouvé de Gaillac…

Passons maintenant à ce qui se fait de mieux: les produits préparés.
Les rayons regorgent de gâteaux, cookies, gâteaux fourrés (spéciale dédicace aux “Choco Belge”, je m’en fais péter la sous-ventrière…). Mais également des gâteaux à faire soi-même, yaka sortir la pâte tout prête de la boite de conserve ^^, mention spéciale aux boites de conserve à croissants, pâtes bolognaises et autres produits qu’on ne s’imaginerait pas trouver sous cette forme.

Pour conclure, je dirais qu’il est possible de manger la même chose qu’en France, il y a même du camembert ou du roquefort, mais ca coûterait au moins un bras. Il vaut mieux se rabattre sur ce que les gens aiment bien ici et courir de temps en temps pour attraper le bus…

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Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? (1/2)

Je n’ai qu’entraperçu l’environnement culinaire dans ce beau pays. Mais ce qui est sûr c’est que la langue commune ne rapproche pas tout non plus. La géographie, l’histoire, la proximité avec le reste de l’Amérique, les habitudes et les besoins caloriques justifient de nombreuses différences.

Pour raconter mes péripéties culinaires, je vais dans un premier temps parler des lieux où l’on peut s’approvisionner.

Commençons par les magasins eux-mêmes. Où que l’on habite, des centres d’achats sont relativement proches. Ca va du petit centre d’achats à coté de chez moi, au hyper géant machin comme les Galeries de la Capitale. Le mien, qui porte le doux nom de Galeries Charlebourg est composé d’une vingtaine de magasins plus une grande épicerie (à peine). Les galeries de la Capitale c’est 3 ou 4 étages, des centaines de magasins, des grandes surfaces un peu partout. Il y a même un parc d’attraction à l’intérieur, je le jure ! Une patinoire, une grande roue et un grand huit.
Néanmoins, les magasins sont rassemblés en deux catégories:

  1. Ca se mange
  2. Ca ne se mange pas

Ainsi, à quelques exceptions près, je pense notamment au Wall-Mart, encore que le choix en nourriture n’y soir pas non plus énorme, à part ca donc, il n’y a pas l’équivalent de Carrefour ou Leclerc où l’on trouve de tout et en grandes quantités. En particulier pour la nourriture. Seuls les grandes épiceries permettent d’avoir un choix, mais on n’y trouve quasiment que de la nourriture, au papier-toilette et savon près. Cela implique pour s’équiper en merdier qui équipe la maison de longues heures de marche, ainsi que de la patience.

Enfin, et pour finir, au milieu de ce cloaque de magasins, on peut tomber sur un magasin appelé Dollarama, sorte de fourre-tout monstrueux et dont le prix peut être corrélé à la qualité (attention aux horloges murales à 2$ !). Mais bon, pour le tout-venant et la joie de passer dans tous les rayons en piochant à droite et à gauche, ca n’a pas de prix, en tout cas jamais très cher…

Plus tard, je parlerai de la bouffe elle-même, et je tâcherai d’expliquer pourquoi quand un met son conserve une semaine en France, son équivalent se conserve un mois ici.

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jamais deux sans quatre

C’est étonnant comment les événements de la politique, du BTP et du sport national peuvent s’imbriquer de manière originale et provoquer de longues discussions m’amenant à me faire expliquer avec des mots que je comprends l’actualité du pays dans lequel j’habite présentement.

Au Canada, le sport prend une place importante. Mais le sport est considéré différemment de la vieille Europe. Ici, le curling par exemple est considéré comme un vrai sport, et le sport national se trouve être le hockey. La plus importante ligue de hockey étant la ligue nationale, autrement appelée NHL et voit s’affronter des équipes du Canada et des USA. Nous sommes donc en présence d’une ligue nationale dans deux nations différentes. Bref. La ville de Québec hébergeait jusqu’à 1995 les Nordiques de Québec, la fierté locale. En cette année sombre, 1995 donc, la franchise fur vendue et relocalisée au Colorado et renommée l’Avalanche. Depuis, la Capitale Nationale est orpheline et la mémoire de cette équipe perdure. Les magasins en ville vendent toujours des maillots (chandails) des Nordiques et les discussions y font souvent référence.

Le retour d’une équipe de la ligue nationale dans la ville ne peut pas se faire en l’état. La NHL réclame une salle pouvant accueillir plein de monde. La ville a donc lancé le projet de construction d’un amphithéâtre de quelques milliers de places. Une consultation a été effectuée, une entreprise a été choisie pour construire le bâtiment.

C’est là que les difficultés arrivèrent.

En effet, pour un projet de cette taille, il est obligatoire de passer par un appel d’offres, répondant à des règles précises, notamment de transparence. La société choisie ne l’a pas été dans ces conditions et le projet a été mis à mal et menacé d’être annulé au tribunal.

Devant cette situation embarrassante, des députés ont trouvé la solution qui résout cet épineux problème: une loi d’amnistie, ci-nommée pour l’instant projet de loi 204. Cette loi dit en substance : “L’entente entre la ville de Québec et la société machin pour construire l’amphithéâtre est légale“. Évidemment, cette pirouette n’est pas du goût de tout le monde et le débat n’en est devenu que plus virulent dans la classe politique. Des députés du Parti Québecois (le PQ), le premier parti de l’opposition au Québec, ont fait scission et lancé leur propre parti.

Au final, le projet de loi a été adopté a une écrasante majorité et le PQ, souverainiste, c’est à dire prônant l’indépendance du Québec en est sorti affaibli.

Des raisons plus profondes, notamment sur la façon d’amener le Québec vers l’indépendance, ou encore la place et l’importance de la ville de Québec dans la province ont également une importance, mais là, l’information importante pour le coup c’est que…

Tout ca c’est à cause du hockey…

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